Perso je trouve que c'est le système qui apporte le plus d'équilibre à l'équipe...mais encore faut-il placer les bons joueurs aux bons endroits, quitte à devoir faire des choix difficiles.
Contre Guingamp et le PFC, l'équipe accomplit selon moi deux de ses meilleurs matchs : dans la maîtrise du jeu, le contrôle du milieu, l'animation défensive et offensive. Point commun entre ces deux matchs : Kroupi ne les commence pas (il est tout bonnement absent contre Guingamp).
Depuis son retour, Pantaloni veut l'inclure dans le 11, mais il le fait très mal. Entre positionnement un peu nébuleux en attaquant de soutien, à gauche du milieu... Ça ne colle pas, et surtout, ça redistribue les cartes, en repositionnant ou en excluant du 11 des joueurs comme Ponceau ou Pagis qui, quoi qu'on en pense, apportent à l'équipe un équilibre et une maîtrise technique indispensables.
Bref, de mon point de vue, et avec les forces en présence, le 4-1-4-1 (qui ressemble plutôt à un 4-4-1-1 en phase offensive, et à un 4-5-1 en phase défensive) avec Ponceau et Pagis (respectivement en milieu gauche et en attaquant de soutien) est incontournable.
Après, et quelle que soit sa valeur (qui est immense), l'objectif n'est pas de faire jouer Kroupi, mais de faire gagner l'équipe. De mon point de vue, ce dernier doit jouer en 9, et dispose d'une intelligence de jeu suffisante pour combiner avec Pagis, intervertir ponctuellement les rôles.
On se prive dès lors des courses de Tosin dans la profondeur, mais si on récupère et si on joue plus haut, les grands ballons balancés dans la profondeur ne doivent plus être légion. Sachant également que nous sommes un peu démunis sur le flanc droit (Tosin n'est clairement pas un milieu droit, mais il ne ferait sans doute pas moins bien que Mvuka ou Katseris).
La défense à 5 (ou à 3), on a vu ce que ça donnait : invariablement de la merde, entre impuissance offensive, milieu dépeuplé et moins souverain... Je n'aime pas ce système, et par ailleurs, c'est un système qui se travaille sur la durée. Pas une carte que tu sors de ta manche spontanément au milieu d'un match, ou sur un match isolé au milieu d'un enchaînement de rencontres... C'est tellement singulier, et très peu intuitif pour les joueurs...
En agissant de la sorte, Pantaloni révèle au grand jour une forme d'improvisation, alors que le collectif devrait précisément se reposer sur ses convictions fortes. Et c'est là qu'il me déçoit beaucoup.
|